Le véganisme, plus qu’un simple mode d’alimentation

Le véganisme, plus qu’un simple mode d’alimentation

- Catégories : Okami

Où que nous allions, nous trouvons des produits labelisés « végan » et la tendance à acheter et consommer des produits végan est grandissante. Peu importe que cela concerne les cosmétiques, les vêtements, les plats cuisinés ou les ingrédients bruts, « végan » est un label lié à la santé.
Que signifie devenir végan ? Adopter un régime alimentaire végan est-ce réellement sain ? Quels sont les bénéfices pour la santé ? Être végan ce n’est pas seulement adopter un nouveau régime alimentaire, c’est adopter un nouveau mode de vie. Ainsi, comme pour tout mode de vie, il y a des « pour » et des « contre » à être végan.



Qu’est-ce qu’être végan ?

Veganisme

Définition du terme "végan"

Le terme « véganisme » vient de l’anglais « veganism » inventé en 1944 à partir du mot « vegetarian » par Donald Watson, co-fondateur de la Vegan Society. Le but étant de s’opposer à la Vegetarian Society consommant des produits ovo-lactés.
Ce mot a fait son entrée, récente, en 2013 et 2015 dans les dictionnaires français. Le véganisme y est défini comme étant « un mode de vie alliant une alimentation exclusive par les végétaux (végétalisme) et le refus de consommer tout produit (vêtements, chaussures, cosmétiques, etc.) issu des animaux ou de leur exploitation. » [1]
« Végane », se dit d’une personne qui ne mange ou ne consomme aucun produit d’origine animale, comme par exemple le poisson, la viande, les œufs, le fromage ou le cuir. Voici pourquoi le terme mode de vie est plus approprié : ne pas utiliser de produits animaux peut relever d’un réel challenge surtout en ce qui concerne l’habillement et les cosmétiques.

La différence entre véganisme, végétarisme et végétalisme

La confusion se fait parfois entre ces 3 termes. Leur point commun : aucun ne consomme de chair animale [2].

  • Le végétarisme est un régime alimentaire où l’on ne mange pas de chair animale. On peut consommer des produits laitiers et des œufs.
  • Le végétalisme est un régime alimentaire dans lequel aucun produit d’origine animale n’est consommé.
  • Le véganisme n’est pas qu’un mode alimentaire. En sus de ne manger aucun produit d’origine animale (comme les végétaliens), le végan exclut tout produit issu de l’exploitation animale (cosmétiques, vêtements, …). Il refuse aussi de participer à des activités où les animaux sont exploités (cirque, équitation) …

Le label « végan »

Avec l’essor du véganisme, de plus en plus de produits voient leur packaging estampillé d’un logo végan. Argument marketing pour certains, réelles convictions éthiques pour d’autres, il est important de savoir qu’à ce jour la certification végane n’est ni obligatoire, ni encadrée par la loi.
Chaque entreprise a le droit de créer son propre pictogramme « végan » et de le communiquer de la manière dont elle souhaite.
Cette mention n’étant pas contrôlée, il faut se méfier des abus de langages.
Il faut notamment se méfier de l’utilisation de : « cruelty-free » (sans cruauté) : norme européenne interdisant de tester les cosmétiques sur les animaux vivants. Paradoxalement, ce label ne garantit pas l’absence de d’ingrédient d’origine animale.

19 agences officielles, indépendantes, de certification végane existent [3]. Parmi ces organismes :

  • La vegan Society, label le plus ancien (1944) créé au Royaume Uni notamment par le fondateur du terme « vegan »
  • EVE Vegan (Expertise Vegan Europe)
  • V-Label représenté en France par l’Association Végétarienne de France

Ces organismes sont les seuls experts crédibles permettant de définir si un produit est végan ou non. Seules les entreprises dont les produits ont été soumis à des contrôles et certifiés peuvent utiliser ces logos. La certification est payante et les entreprises doivent faire la démarche de contacter l’agence de leur choix.
Il est ainsi important d’être vigilant et de ne pas tomber dans le piège de l’argument marketing parfois utilisé par certaines marques.

Pourquoi devenir végan ?

Raisons du véganisme

Les préoccupations environnementales, climatiques, éthique peuvent être une des raisons de vouloir adopter un mode de vie végan.

Contribuer à une bonne répartition des ressources

La population mondiale augmente de plus en plus nombreux. La FAO estime que nous devrons augmenter notre production alimentaire globale de 60% d’ici à 2050 si nous voulons réponse à la demande [4]. Certaines recherches tendent à démontrer que réduire la consommation de viande permettrait de nourrir plus d’individus. En effet, 80% des terres agricoles servent à nourrir le bétail. Une étude de l’Université de Harvard montre qu’en adoptant seulement un régime végétarien en place d’un régime omnivore, les fermes américaines pourraient nourrir 2 fois plus d’individus [5].
Privilégier une alimentation végétale et réduire la production animale permettrait ainsi de rendre plus de terres disponibles pour des cultures de végétaux destinés à nourrir les humains plutôt que le bétail.

Apporter sa pierre à l’édifice concernant la lutte contre le réchauffement climatique

L’élevage industriel est accusé d’être un des principaux facteurs du réchauffement climatique. Entre surconsommation d’eau et rejet de gaz à effet de serre, la production animale intensive est mauvais élève.
Une vache libère entre 70 et 120 kg de méthane par an. Le méthane est un gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO2). Les effets négatifs du méthane sur le climat sont 23 fois plus importants que ceux du CO2.
D’après la Food and Agriculture Organization of the United States (FAO), l’élevage industriel et intensif est responsable de 18% du total des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Plus encore que celles produites par la totalité du secteur des transports.
Selon une étude parue dans Climatic Change, passer d’un régime omnivore à un régime végan permettrait de réduire son empreinte carbone de 1.570 CO2e / an, l’équivalent de trois vols Paris-New York en avion [6].
« L’empreinte eau » calculée par le Water footprint network met en évidence la quantité d’eau directe et indirecte nécessaire à une production. Il a été mis en avant que la production de viande animale est très gourmande en eau. Par exemple, la production de viande de bœuf nécessiterait à elle seule 550l d’eau pour 1 kg contre 70l d’eau pour 1 kg de soja [7].

En plus de parler de viande, il est intéressant de mentionner la pêche, très souvent oubliée mais qui fait des ravages écologiques. La surpêche est très pratiquée et empêche le renouvellement des espèces marines. Elle affecte l’écosystème et peut entraîner la pénurie ou l’effondrement de certaines espèces. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la surpêche est légale [8].

Ces différents points mènent à penser qu’il serait intéressant que chacun de nous, individuellement, essaie de considérer le fait de réduire sa consommation de viandes, poissons et produits laitiers. Notre empreinte carbone et eau pourraient ainsi être diminuées et notre impact négatif sur l’environnement pourrait s’améliorer.

Respecter la vie animale

Le choix d’être végan résulte souvent d’une réflexion sur les animaux, leur capacité à ressentir sentiments et émotions. En France, l’article L214 du code rural mentionne les animaux comme étant des êtres sensibles. Depuis 2015, les animaux sont considérés comme des êtres vivants et non plus comme des biens « meubles ». Les actes de cruauté envers eux sont réprimés par la loi.

De nombreuses études menées mettent en avant la sensibilité émotionnelle des animaux [9]. Il a été démontré par exemple que les vaches disposent de capacités métacognitives : elles sont contentes de résoudre un problème. Les porcs font preuve d’empathie envers les humains lorsqu’ils sont traités comme des animaux de compagnie. Les volailles quant à elles peuvent mémoriser jusqu’à 100 visages de leurs congénères et s’en souvenir même après une longue période de séparation. Les poissons ressentiraient la douleur de la même manière que les mammifères.

Avec un accès à l’information de plus en plus important, beaucoup d’entre nous prennent conscience de la réalité de l’élevage animal. Les associations pour la protection animale telles que L214, la PETA gagnent en visibilité. Beaucoup d’auteurs expliquent leur combat pour la protection animale [2].
De nos jours, nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas, nous sommes responsables de ce que nous consommons. Ainsi, revoir sa manière de vivre et de consommer, peut nous permettre d’être plus en accord avec le monde du vivant.

Apporter des bienfaits à son organisme

De nombreuses études ont mis en avant les méfaits de la consommation de produits animaux (produits laitiers compris) sur notre santé. Certaines maladies chroniques comme le diabète, le cancer du sein, les maladies coronariennes pourraient avoir un lien avec la consommation de produits d’origine animale [10].
L’OMS estime la viande rouge comme « probablement cancérogène » et la viande transformée (comme la charcuterie) comme étant « cancérogène » [11].

Elle alerte aussi sur l’antibiorésistance. En effet, en France, 38% des antibiotiques sont consommés par les animaux. Cette utilisation massive favorise le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques. A long terme ces bactéries pourraient être transmises à l’Homme et ainsi menacer notre santé par des infections difficiles à soigner [12].

La consommation de viande aurait aussi un lien avec la prise de poids. Les personnes consommant de la viande régulièrement auraient tendance à prendre plus de poids que celles ne consommant pas de viande [13].

Dû à l’activité humaine, les mers et océans sont de plus en plus pollués. Manger du poisson serait la principale source d’exposition alimentaire de l’homme au méthylmercure et aux métaux lourds. Selon l’Agence Européenne pour l’Environnement, même à très faible dose le mercure est néfaste pour l’organisme, notamment pour le développement du cerveau surtout chez les enfants et les fœtus.
L’incidence sur la santé dépend de la quantité ingérée mais cela peut affecter le système nerveux, digestif, hormonal et cardiovasculaire [14].

Adopter une alimentation végétale permettrait ainsi d’aider à lutter contre certaines formes de cancers, contre les maladies cardiovasculaires ainsi que contre le taux de mauvais cholestérol. Les vitamines, minéraux ainsi que tous les autres nutriments apportés par une alimentation végétale composée de manière saine et réfléchie aident l’organisme à gagner en vitalité et à rester en bonne santé.

Le régime végan et ses désavantages

Désavantages véganisme

Une diète végane sera saine ou non en fonction des choix alimentaires de chacun.

Certains choisiront de continuer à consommer de nombreux produits industriels, certes estampillés « végan » mais dont la liste des ingrédients peut contenir de mauvaises graisses, des additifs, des sucres en tous genres [15].
Toutefois, pour la majeure partie des végans, cette diète s’accompagne d’un changement de mode de vie et d’habitudes de consommations. Ces personnes auront tendance à composer leur alimentation de fruits, légumes, céréales complètes, noix et graines. Ce mode de consommation peut apporter un large éventail de bénéfices sur la santé tels que contribuer à baisser le taux cholestérol, à lutter contre les risques de maladie cardio-vasculaire ou bien encore aider à perdre du poids.

Le manque d’oméga 3 dans une alimentation végétale

Certains nutritionnistes relèvent l’absence de certains nutriments importants dans une alimentation végétale. Par exemple, les acides gras oméga 3 et plus particulièrement l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), avérés comme étant les types d’acides gras oméga 3 les plus bénéfiques pour l’organisme.
Les acides gras polyinsaturés (Oméga-6 et Oméga-3) sont dits « essentiels » car ils ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme et doivent être obtenus par l’alimentation.
Ils ont un effet protecteur sur notre système cardio-vasculaire. De plus en plus d’études tendent aussi à montrer l’impact positif des omégas 3 sur les fonctions cérébrales : aident à lutter contre la dépression, la fatigue.

Il existe des sources végétales riches en oméga 3, les noix, le colza ou les graines de chia en font partie mais elles ont un inconvénient. Contrairement aux oméga 3 contenus dans les poissons gras, riches en EPA et DHA prêts à être absorbés par le corps, les oméga 3 d’origine végétale doivent être transformés en EPA et DHA. Le corps n’est pas très efficace dans ce processus de transformation.
Seulement 5% des oméga 3 issus des plantes sont transformés en EPA et DHA. Les personnes véganes doivent ainsi veilleur à cet apport en oméga 3 et peuvent se tourner vers des compléments alimentaires si nécessaire [16].

On ne mange pas végan partout

Même si les établissements de restauration et commerces où consommer végan semblent avoir fleuri dans de nombreux endroits, parfois il peut être difficile de trouver des options saines pour se nourrir lorsqu’on souhaite manger à l’extérieur ou encore voyager.
De nombreux végans en viennent à se nourrir de pain ou de pommes de terre au restaurant en dépit du manque d’options véganes proposées.

Être végan ça coute cher

Consommer végan à prix raisonnable sans cuisiner est possible, mais très souvent cette option n’est pas la plus saine car il faut opter pour des plats cuisinés industriels souvent composés d’ingrédients peu bénéfiques pour la santé.
Être végan et se nourrir de manière saine signifie donc cuisiner si on ne veut pas se ruiner dans des produits cuisinés sains.
Pour cela, il faut être curieux, avoir un peu d’imagination pour assembler les ingrédients de base de sorte à composer des repas équilibrés. Certains seront effrayés par le temps requis pour imaginer ou préparer des repas qui, aux débuts, sortent de l’ordinaire. Comme dit précédemment, être végan c’est un nouveau mode de vie à adopter.

Le véganisme est plus qu’un régime alimentaire. C’est un mode de vie, une manière de fonctionner. Comme pour tout choix de vie, le véganisme présent des « pour » et des « contres ». C’est à chacun d’être juge de ce qu’il estime bon pour lui. Les motivations divergent selon les individus : santé, écologie, éthique …
De nombreuses débats sont encore ouverts concernant le rôle de l’élevage intensif dans le réchauffement climatique. Toutefois, réduire ou même arrêter notre consommation de produits animaux peut contribuer à faire la différence.
Être végan c’est, à notre niveau, agir en faveur de notre santé et de la planète.

Okami une marque végan à adopter dans votre assiette

Produits végan Okami

Le régime alimentaire végan nécessite parfois un petit coup de pouce pour ne pas être carencé. Pour cela, vous pouvez compter sur Okami.

La marque Okami propose une gamme de produits végan : cacaos, protéines en poudre, mélanges prêts à cuisiner et poudres de superaliments.
OKAMI a une promesse : uniquement des ingrédients végétaliens, naturels et bio… et rien d'autre.
Pour s'en rendre compte, rien de plus simple : il suffit de lire l'étiquette, ça ne vous prendra que quelques instants et vous pourrez constater que la promesse est plus que tenue !

En plus d’être végan et bio, les produits OKAMI sont

  • de la meilleure qualité possible en maitrisant la chaîne d'approvisionnement
  • sans additifs et amidon : que des ingrédients purs !
  • sans édulcorants artificiels : cela évite les problèmes digestifs.
  • développés par un nutritionniste : qui a optimisé la synergie entre les différents ingrédients.
  • faciles d'emploi : ils peuvent être mélangé avec des smoothies, des yaourts, des céréales ou des jus.

Okami propose de la protéine de pois isolée parfaitement adaptée aux régimes alimentaires sportifs, vegan, végétariens. Mais aussi, des mélanges sains et gourmands de protéines de pois associées à d’autres ingrédients naturels comme le café, la grenade, la coco, la banane, ou la caroube pour bénéficier d’atouts naturels supplémentaires.

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Sources :
[1]Dictionnaire Larousse
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/v%C3%A9ganisme/10910804#:~:text=Mode%20de%20vie%20alliant%20une,animaux%20ou%20de%20leur%20exploitation.
[2] Comment j'ai arrêté de manger les animaux, Hugo Clément
[3] Vegan Official Labels
http://vegan-labels.info/category/vegan-label/
[4] Food security for sustainable development and urbanization: Inputs for FAO´s contribution to the 2014 ECOSOC Integration Segment, 27-29 May
https://www.un.org/en/ecosoc/integration/pdf/foodandagricultureorganization.pdf
[5] Carrying capacity of U.S. agricultural land: Ten diet scenarios
https://online.ucpress.edu/elementa/article/doi/10.12952/journal.elementa.000116/112904/Carrying-capacity-of-U-S-agricultural-land-Ten
[6] Dietary greenhouse gas emissions of meat-eaters, fish-eaters, vegetarians and vegans in the UK
https://link.springer.com/article/10.1007/s10584-014-1169-1#Sec8
[7] Water foot print
https://waterfootprint.org/en/water-footprint/
[8] Surpêche, fléau des océans
https://www.greenpeace.fr/surpeche-fleau-oceans/
[9] Animal emotion: Descriptive and prescriptive definitions and their implications for a comparative perspective
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6041721/
[10] The China Study, T.Colin Campbell PhD et Thomas M.Campbell II, MD, 2005
[11] Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée, World Health Organization, Octobre 2015
https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/cancer-red-meat/fr/
[12] Résistance aux antibiotiques
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/antibiotic-resistance
[13] Meat consumption and prospective weight change in participants of the EPIC-PANACEA study
https://academic.oup.com/ajcn/article/92/2/398/4597346?login=true
[14] Le mercure: une menace persistante pour l’environnement et la santé des citoyens
https://www.eea.europa.eu/fr/articles/le-mercure-une-menace-persistante
[15] Produits vegan, mais pas sans reproche
https://www.60millions-mag.com/2017/12/26/produits-vegan-mais-pas-sans-reproche-11509
[16] Might a Vegan Diet Be Healthy, or Even Healthier?
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK396513/

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